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ARTICLES ETUDIANTS
lu 485 fois - 1 commentaire(s) Conformément à la vocation du contrat de professionalisation, le diplôme Européen d'Etudes Supérieures peut déboucher dans 2 cas sur 5 sur une proposition d'embauche. On peut l'accepter ou la refuser. En accord avec le bon vieux préjugé français qui veut "qu'on ne prête qu'aux riches et que le chômage vous exposerait d'emblée à la question stupide du genre: " Vous ne travaillez pas ?" ", nous conseillons soit de lancer une campagne d'envois de CV avant la fin de son contrat pour capitaliser sur le poste, soit d'accepter une éventuelle embauche en continuant à chercher.
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- Les Relations Entreprises
Dans ce cadre, les relations avec l'entreprise sont décisives. Elles peuvent être très formatrices mais aussi malheureusement exténuantes et totalement stériles. Les étudiants savent aussi bien que nous l'ambiguïté qu'il y a à configurer un poste en alternance entre surinvestissement sur des missions qui n'en sont pas, perte de temps, peu de transparence au niveau de la gestion budgétaire, etc. Cela peut être très préjudiciable au niveau du projet tutoré mais aussi au niveau de la perception que l'étudiant peut avoir de ses propres compétences et c'est là ce qui nous importe.
- Le choix de l'entreprise est fondamental en DEES car c'est une étape décisive pour apprécier et construire votre employabilité
Plus clairement, un étudiant X en DEESMA dans une petite boite de formation continue sans budget, sans communication, sans dialogue véritable va sans doute accroitre sa connaissance du secteur formation mais va surtout compte tenu de l'absence de moyens passer son temps à faire du phoning. C'est une tâche essentielle sur laquelle nous reviendrons. Néanmoins on peut légitimement estimer que cela ne relève que très partiellement de la fiche des attributions d'un DEESMA. Il est probable que cet étudiant ou cette étudiante que nous avons tous rencontrée dans la DEES NATION va appréhender son avenir avec beaucoup plus d'aigreur, de complexes, d'indécisions que son clone responsabilisé et managé.
Vous me répondrez que pendant un an cette étudiante a perçu un pourcentage du smic qui lui a permis de vivre, de se nourrir, de se vêtir, de "reproduire sa force de travail". Certes mais au final, il nous semble qu'elle ne dispose que de très peu de moyens pour revendre une expérience qui est restée de bout en bout vague et imprécise.
Nous touchons là, selon nous, le nerf du diplôme Européen d'Etudes Supérieures, soit on admet que le niveau + 3 signifie quelque chose et l'école, l'entreprise et le l'étudiant participent conjointement à la configuration d'un poste au sein duquel pourront se déployer des compétences à valeur ajoutée. Soit on admet implicitement que c'est du vent et que l'étudiante en question a évité le chômage pendant 1 an, a acquis quelques droits et doit déjà être bien contente de son sort. Il ne s'agit pas d'opposer la gentille position à la méchante, ni de demander à l'école de faire l'assistante sociale, ni au jeune de chercher un poste de directeur marketing en alternance, mais d'être relativement honnête.
- L'honnêteté, un véritable Problème !
L'honnêteté commence par peut être arrêter les discours lyriques sur les entreprises partenaires s'il n'y en a pas... L'honnêteté, c'est aussi de préciser que le conseiller de formation rémunéré à la commission sur les contrats qu'ils décrochent touchera plus sur un BTS que sur un DEES... Résultat ? Il privilégiera pour vivre la recherche de contrats BTS au détriment inévitablement des DEES. L'honnête enfin, c'est peut être de signaler que "l'ascenseur social" plus ou moins fantasmatique que constitue le DEES implique une responsabilisation croissante des étudiants.
Sans quoi on arrive à un véritable cercle vicieux. Les étudiants ne savent pas chercher ou n'osent pas, ils acceptent n'importe quoi, ils se plaignent des postes mal configurés, ils s'étonnent par la suite de ne pas obtenir les postes "chef de projet" que quelqu'un a dû leur promettre, ils critiquent le manque de reconnaissance du DEES et tout le monde y perd.
Les écoles qui sont totalement décrédibilisées dans cette histoire alors que certaines font un bon travail, les étudiants qui finissent en centre d'appels et le DEES qui devient un titre au rabais et ne cesse de se dégrader.
Des recettes pour trouver un emploi ? il n'y en a pas si ce n'est d'être dans la veille systématique. On reviendra là dessus.
A bientôt
Sur PrepaDEES
03/08/2006
Sur le même sujet : Qu'est ce que le DEES ? Le DEES diplome de droit suisse le dees diplôme d'esc ? Moteur de recherche des écoles de la FEDE Quelle valeur pour le double diplôme école et fede ? Les écoles et la FEDE : un réseau commercial bonne école pour faire un dees
Commentaires
01 Janvier 2007 à 03:28:17, par invité@AMP c'est pas évident tout ça
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